02.11.2009

Enfin!

Après des mois d'absence, une ébauche de présence.

Travail à plusieurs mains qui émanait et qui commence à se concrétiser.

Pour ce faire, un autre lieu, un autre espace, plus grand, plus simple, qui n'en n'est qu'à ses prémices mais qui évoluera au fil des jours pour aboutir au terme d'un projet.

Vous pourrez très vite me retrouver ici http://web.me.com/incertitudes/Site/Accueil.html

Son'

 

28.05.2008

Funambule

J’avance les pieds liés à un ponton d’acier
J’avance à reculons sans jamais me figer
J’avance sans remords de mes erreurs passées
Enrichie de mes fautes que je n’ sauraient purger
Je suis un funambule voulant déambuler
Sur sa toile étiolée au fil de tant d’années
Agrippé à ses riens de bouts de laine usée
Avec la peur du vide comme pour se censurer
Avec la peur au ventre et un vide à combler
Et l’étau se resserre sur sa gorge nouée
L’angoisse se déculpe et l’air vient à manquer
Les muscles se raidissent les poumons asphyxiés
Je suis un funambule sur son fil esseulé
Avec un manque à être un trop plein à donner
La solitude n’est pas un acte avéré
Mais un état de vide que nul ne puisse combler
La vie est un rempart aux parois acérées
Sur lequel coule le sang de mes mains lacérées
Je descends sans rappel sans corde sans destrier
La chute est sans appel c’est ma dernière cordée
Autiste dans un monde qui n’a su préserver
Toute la beauté de l’être toute la diversité
Il n’est nul oasis pour une âme exilée
Les grilles les murs les chaînes ont fait autorité
Une pensée unique pour bien se protéger
Des petites boîtes vides pour tout conditionner
Je suis un funambule tristement désarmé
Impuissante et fragile usée de tant lutter
Parfois les chrysanthèmes prennent des couleurs d’été
Lorsque dans la pénombre ils viennent m’enlacer
Les racines et les ailes deviennent réalité
Tour à tour je m’envole et creuse ma cavité
Les fossoyeurs entament leur marche endiablée
Riant sur mon passage à gorge déployée
Les musiciens s’essayent à un « Pitbull terrier »
Et les chats noirs et blancs clôturent le défilé

Je suis un funambule sur sa toile étiolée
Un étrange funambule rêvant de s’envoler


S.PM

17.05.2008

Sur la colline -juin 2006-

Il était là si près
Et déjà si lointain
Perdu dans le reflet
De son moi incertain
Il était là si loin
A contempler la nuit
Perdu dans le refrain
De ses longues insomnies
Adossé au silence
Il caressait l’errance
De ce laps dérobé
De cet instant volé
Sa fragile quiétude
Tremblante et vacillante
Masquait l’incertitude
Latente et déroutante
Il était là si sombre
Les yeux dans le néant
Seul dans la pénombre
Son être en suspend
Il saisissait l’instant
Avec la volupté
Que ressentent deux amants
Sans même s’effleurer
Ses lèvres murmuraient
De lents ronds de fumée
Qui fébrilement couvraient
Son visage, ses pensées
Il était une lueur
Dans toute cette nuit
Un élan de douceur
Un juste instant de vie
J’aurais aimé casser le temps
Arrêter les pendules
Suspendre le mouvement
Attendre le crépuscule
J’aurais voulu juste lui prouver
L’éprouver le serrer
Lui hurler doucement
Qu’il ne fait pas si noir
Qu’on peut créer du blanc
Des couleurs, de l’espoir
J’aurais voulu taire mes mots
Pour ne laisser que des silences
M’imprégner fort de ce halo
De cette présence dans l’absence
Il était là si près
Et déjà si lointain
Je crois que je l’aimais
Je crois et c’était bien.


S.PM