« Juste une petite ode pour les jours sans... | Page d'accueil | Larmes blanches »

30.12.2005

L'écume des maux

Le temps passe, glisse et s’efface,
Ne laissant pour seule trace
Une balafre à même le cœur
Cicatrice, blessure, douleur.

Béance d’un coeur amer
Oh vide, solitude, désert
Pourquoi ne m’avoir épargnée
Serait-ce ma seule destinée ?

Où sont passées mes illusions,
Mes rêves bleus et mes chimères
N’était ce qu’une pâle imitation
Un mirage éphémère ?

Vagues et marées à l’unisson
Ont asséché l’encre marine
Emportant en leur sein la passion
Seule jouissance, ôh mer divine

La bouteille sombre criait son mal
Usée par l’érosion du vide
Les flots dans leur dessein final
Emportaient le message livide

Oh Néréis nymphe des mers
Je sollicite ta clémence
Accordes moi cette prière
Libères des eaux mon espérance

Laisses la houle m’emporter
Mon vague à l’âme se briser
Sur les récifs de mes nuits
Le littoral de mes folies

Oh Néréis reine des eaux
Ma bouteille sombre crie mon mal
Délestant de son bord mille mots
Dans l’espoir d’un nouvel idéal

S. PM

Commentaires

Cette bouteille à l'amer, ces quelques vers d'une force inouïe et remarquable, nous font verser une larme de fond, une vraie.

Ecrit par : Roger | 30.12.2005

Roger: merci beaucoup, se donner à lire n'est pas simple, alors merci encore pour ce petit mot...

Ecrit par : sonia | 30.12.2005

Sonia : je crois savoir de quoi vous parlez quand vous dites "se donner à lire n'est pas simple"...
Je me permettrai de revenir.

Ecrit par : Roger | 31.12.2005

Crier ses maux pour mieux lutter ... écrire ou mourir ...

Ecrit par : Valérie | 31.12.2005

Ecrire un commentaire