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27.12.2007

Linéaire

Les deux pieds enchaînés
Tu crois prendre l’envol
Avec des rêves poudrés
On ne quitte pas le sol

Les illusions poudrées Qui parcourent tes synapses
Ne sont qu’une échappée Juste le temps d’un laps
Et ce temps qui s’enlise Toujours un peu plus vite
Fais augmenter tes prises Pour accroître ta fuite
Tu n’as plus de remparts Ton enveloppe est à vif
Jusque dans les soirs tard Tu deviens olfactif
Tes rires ne sont que larmes Étouffés par un leurre
Ils éclatent comme une arme Sous le joug des vapeurs
Mais quand cesse la montée La descente est
Fatale
Tes chimères colorées Te paraissent bien pâles
Il n’est plus de sourire De regard enjoué
Il ne reste que soupire, et des larmes à couler
Tu n’es plus qu’un mirage La prochaine victime
Libères-toi de ta cage
Avant qu’elle ne t’opprime
N’oublie pas la saveur De nos rires authentiques
Guidés par un bonheur Un Alan non-chimique
Ouvre grand la fenêtre Explose les volets
Multiplie les peut-être Réfute les jamais
Prends garde au manteau blanc qui recouvre tes cimes
Eternel tout en haut, c’est en bas qu’il décime
Tu te sens protégé croyant tenir les rênes
Elle ne t’as pas happée, mais tu l’as rendue reine
Au fil de tes soirées chaque fois plus intense
Tu lui as réservé la plus longue des danses
Tes gestes maladroits ont bien vite pris l’aisance
Désormais tu es roi, elle t’invite à la transe…

Les deux pieds enchaînés
Tu crois prendre l’envol
Avec des rêves poudrés
On ne quitte pas le sol.


Et moi sur mon portique Fragile et impuissante
Je regarde mutique Les vagues rugissantes
Balancée dans le vide Aux rythmes indolents
D’une balancelle livide Qui s’oublie dans le temps
Avec les pieds encrés Dans des sols mouvants
Je ne peux que mirer les flots te ballotant
Je connais tant ta fuite, j’aurais pu la faire mienne
Une évasion sans suite, érosion quotidienne
S’échapper s’envoler pour s’oublier un temps
Juste pour imager un monde moins violent

Si je n’ai plus les mots pour exhorter mes doutes
Il me reste mon pinceau pour dessiner une route
Elle ne sera pas ligne, pas plus que sans issu
Elle sera juste un signe, une nouvelle rue…
Alors avec ma plume je te dessine l’envie
Je gomme ton enclume et te peint juste la vie.


S.PM

21.12.2007

Joyeux Noël...

Bonté dans les chaumières.
Chacun se serre, chacun austère.
A sa manière.
C’est Noël dans les chaumières.
Chacun se mire, chacun s’admire
Chacun personne
Les cloches se sonnent.

On va s’aimer se respecter
On va donner
Ah Sacré sainte trinité
Le père le fils le saint esprit
la mère la fille un simple oubli
La terre peut cesser de tourner
C’est Noël dans les foyers


Tant de bonheur a égrener
Tant de cadeaux à échanger
C’est Noël dans les foyer
Du foie, du gras
Du gras bien froid
Que de bonheur à échanger
Les portes sont toutes bien fermées


Des trains, des jeux et des jouets
Des chèques, des sous, et des billets
Les cloches peuvent cesser de sonner
Le père Noël vient de passer
Bonheur gaîté et allégresse
Ce soir les hommes sont en liesse
C’est Noël dans les foyers
La terre peut cesser de tourner


Dehors Noël s’est oublié
Le père noël a trébuché
De son traîneau traîne misère
S’égrainent des sanglots bien amer
Du froid des pleurs et des souffrances
Pas d’inquiétude le peuple danse
Les sans abris les sans personne
Les oublier, y’a eu maldonne
Que de malheurs à échanger
Et toutes les portes sont bien fermées
La terre peut cesser de tourner
Elle a déjà bien amorcée…
S.PM