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05.02.2008
Dépressurisation.
Le vol aura été court
Ou long
Trop court, ou trop long
Au final, les vols sont toujours trop
On déballe, on dévoile, on s’emballe
On a mal.
Un aller sec, sans retour,
Sans option sans séjour
Un direct, sans escale
Destination l’Oural
Charter ou national
Peu importe la filiale.
Prêt pour l’envol
Le grand voyage
Le cœur décolle
Sans un bagage.
Seconde classe, classe affaire ?
A l’avant, à l’arrière ?
Le hublot plus prisé
Est complet désolé.
Une soute bondée
Juste un coin pour voler
Peu importe l’endroit
Peu importe l’étroit
Ce sera toi et moi
C’est le départ, le décollage
Tiens-moi la main et restes sage
L’oiseau s’envole
Déploie ses ailes
Au loin le sol
Il ne voit qu’elle
Leur cœur s’emballe
Leur rythme décale
Des tics des tacs, des tas de tics
Plus de contrôle c’est la panique
Un cœur pour deux
La confusion
Battements furieux
C’est la fusion
L’autour s’efface
Reste un contour
Leur corps s’enlace
Un seul contour
Reste à franchir le mur du son
Ne respecter aucun palier
Peu importe les répercussions
L’amour occulte les dangers
Vitesse croisière jamais atteinte
Les masques viennent de tomber
Les turbulences rajoutent aux craintes
Que l’oiseau va bientôt sombrer
Ses ailes remuent avec fracas
Le ciel semblait pourtant clément
La chute me ramènera plus bas
Sans parachute évidemment…
L’avion, le train ou la voiture
Les voyages ne sont jamais sûrs
Quitte à avoir le mal de l’air
Je le préfère au mal de taire
Et ne laisserai jamais la peur
Prendre le contrôle de ma vie
Les risques décuplent les douleurs
Mais donnent des couleurs à l’envie.
S.PM
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