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17.05.2008
Sur la colline -juin 2006-
Il était là si près
Et déjà si lointain
Perdu dans le reflet
De son moi incertain
Il était là si loin
A contempler la nuit
Perdu dans le refrain
De ses longues insomnies
Adossé au silence
Il caressait l’errance
De ce laps dérobé
De cet instant volé
Sa fragile quiétude
Tremblante et vacillante
Masquait l’incertitude
Latente et déroutante
Il était là si sombre
Les yeux dans le néant
Seul dans la pénombre
Son être en suspend
Il saisissait l’instant
Avec la volupté
Que ressentent deux amants
Sans même s’effleurer
Ses lèvres murmuraient
De lents ronds de fumée
Qui fébrilement couvraient
Son visage, ses pensées
Il était une lueur
Dans toute cette nuit
Un élan de douceur
Un juste instant de vie
J’aurais aimé casser le temps
Arrêter les pendules
Suspendre le mouvement
Attendre le crépuscule
J’aurais voulu juste lui prouver
L’éprouver le serrer
Lui hurler doucement
Qu’il ne fait pas si noir
Qu’on peut créer du blanc
Des couleurs, de l’espoir
J’aurais voulu taire mes mots
Pour ne laisser que des silences
M’imprégner fort de ce halo
De cette présence dans l’absence
Il était là si près
Et déjà si lointain
Je crois que je l’aimais
Je crois et c’était bien.
S.PM
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