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28.05.2008
Funambule
J’avance les pieds liés à un ponton d’acier
J’avance à reculons sans jamais me figer
J’avance sans remords de mes erreurs passées
Enrichie de mes fautes que je n’ sauraient purger
Je suis un funambule voulant déambuler
Sur sa toile étiolée au fil de tant d’années
Agrippé à ses riens de bouts de laine usée
Avec la peur du vide comme pour se censurer
Avec la peur au ventre et un vide à combler
Et l’étau se resserre sur sa gorge nouée
L’angoisse se déculpe et l’air vient à manquer
Les muscles se raidissent les poumons asphyxiés
Je suis un funambule sur son fil esseulé
Avec un manque à être un trop plein à donner
La solitude n’est pas un acte avéré
Mais un état de vide que nul ne puisse combler
La vie est un rempart aux parois acérées
Sur lequel coule le sang de mes mains lacérées
Je descends sans rappel sans corde sans destrier
La chute est sans appel c’est ma dernière cordée
Autiste dans un monde qui n’a su préserver
Toute la beauté de l’être toute la diversité
Il n’est nul oasis pour une âme exilée
Les grilles les murs les chaînes ont fait autorité
Une pensée unique pour bien se protéger
Des petites boîtes vides pour tout conditionner
Je suis un funambule tristement désarmé
Impuissante et fragile usée de tant lutter
Parfois les chrysanthèmes prennent des couleurs d’été
Lorsque dans la pénombre ils viennent m’enlacer
Les racines et les ailes deviennent réalité
Tour à tour je m’envole et creuse ma cavité
Les fossoyeurs entament leur marche endiablée
Riant sur mon passage à gorge déployée
Les musiciens s’essayent à un « Pitbull terrier »
Et les chats noirs et blancs clôturent le défilé
Je suis un funambule sur sa toile étiolée
Un étrange funambule rêvant de s’envoler
S.PM
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Commentaires
Hey, je t'offre un petit peu de place chez moi !
Coucou, ça va ?
BISES
Ecrit par : Cultu | 21.06.2008
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