29.12.2005
BOURRASQUES EMOTIVES
Sur la feuille livide
L’encre coule, crie, se vide
Jeux d’ombres sans lumière
Obscurité amère
Parcelle d’indicible
Caresse l’invisible
Frêle plume essuie
Mes rêves mes non dits
D’un délié à l’autre
Fantasmes devenus vôtre
Parcourant mes non-sens
Exacerbe encense
Mes songes chimériques
Fantasques, oniriques.
O frêle plume pleure
Les mots perlent et meurent
Tour à tour échoués
Sur la grève acculés
Et les mots qui s’enlacent
De l’instant laissent trace
N’ayant fi des années
Les empreintes sont figées
Ô frêle plume frôle
Le pâle papier usé
Et l’écriture enjôle
Les visages éplorés
Hiéroglyphes, caractères
L’indicible prend matière
De pleins et de remplis
Le papier s’est noirci
Ô frêle plume m’emporte
Au gré de ma folie
Ce grain un temps exhorte
Des bourrasques de pluie
Tempêtes émotives
Les sentiments se clivent
Virevolte marionnette
Les mots sont gouttelettes
Passions et déraison
Des colères à foison
La feuille mon exutoire
Ma main un défouloir
Aussi pure soit-elle
La feuille se corrompt
Sous l’emprise infidèle
De mes rêves vagabonds
Ô joute littéraire
A quel point m’indiffère
Seul importe l’instant
Où ma colère s’éteint
Sous la plume s’épand’
De doux rires cristallins
Ô frêle plume panse
Mon vague à l’âme en peine
S’étiole une romance
Un frisson dans mes veines
Seul en mon sein demeure
Ma vive solitude
Lancinante douleur
Que la plume n’élude
Et la plume se voûte
Se courbe et s’arque boute
Défiant le blanc papier
A jamais entaché
Si le vide demeure
Perdure une lueur
Etincelle de vie
Ce soir il n’est plus nuit.
S. PM
11:30 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


