08.03.2008

......

J'suis fragile, et sans faire exprès j'm'est cassée.

05.02.2008

Dépressurisation.

Le vol aura été court
Ou long
Trop court, ou trop long
Au final, les vols sont toujours trop
On déballe, on dévoile, on s’emballe
On a mal.
Un aller sec, sans retour,
Sans option sans séjour
Un direct, sans escale
Destination l’Oural
Charter ou national
Peu importe la filiale.
Prêt pour l’envol
Le grand voyage
Le cœur décolle
Sans un bagage.
Seconde classe, classe affaire ?
A l’avant, à l’arrière ?
Le hublot plus prisé
Est complet désolé.
Une soute bondée
Juste un coin pour voler
Peu importe l’endroit
Peu importe l’étroit
Ce sera toi et moi


C’est le départ, le décollage
Tiens-moi la main et restes sage
L’oiseau s’envole
Déploie ses ailes
Au loin le sol
Il ne voit qu’elle
Leur cœur s’emballe
Leur rythme décale
Des tics des tacs, des tas de tics
Plus de contrôle c’est la panique
Un cœur pour deux
La confusion
Battements furieux
C’est la fusion
L’autour s’efface
Reste un contour
Leur corps s’enlace
Un seul contour



Reste à franchir le mur du son
Ne respecter aucun palier
Peu importe les répercussions
L’amour occulte les dangers

Vitesse croisière jamais atteinte
Les masques viennent de tomber
Les turbulences rajoutent aux craintes
Que l’oiseau va bientôt sombrer
Ses ailes remuent avec fracas
Le ciel semblait pourtant clément
La chute me ramènera plus bas
Sans parachute évidemment…


L’avion, le train ou la voiture
Les voyages ne sont jamais sûrs
Quitte à avoir le mal de l’air
Je le préfère au mal de taire
Et ne laisserai jamais la peur
Prendre le contrôle de ma vie
Les risques décuplent les douleurs
Mais donnent des couleurs à l’envie.


S.PM

27.12.2007

Linéaire

Les deux pieds enchaînés
Tu crois prendre l’envol
Avec des rêves poudrés
On ne quitte pas le sol

Les illusions poudrées Qui parcourent tes synapses
Ne sont qu’une échappée Juste le temps d’un laps
Et ce temps qui s’enlise Toujours un peu plus vite
Fais augmenter tes prises Pour accroître ta fuite
Tu n’as plus de remparts Ton enveloppe est à vif
Jusque dans les soirs tard Tu deviens olfactif
Tes rires ne sont que larmes Étouffés par un leurre
Ils éclatent comme une arme Sous le joug des vapeurs
Mais quand cesse la montée La descente est
Fatale
Tes chimères colorées Te paraissent bien pâles
Il n’est plus de sourire De regard enjoué
Il ne reste que soupire, et des larmes à couler
Tu n’es plus qu’un mirage La prochaine victime
Libères-toi de ta cage
Avant qu’elle ne t’opprime
N’oublie pas la saveur De nos rires authentiques
Guidés par un bonheur Un Alan non-chimique
Ouvre grand la fenêtre Explose les volets
Multiplie les peut-être Réfute les jamais
Prends garde au manteau blanc qui recouvre tes cimes
Eternel tout en haut, c’est en bas qu’il décime
Tu te sens protégé croyant tenir les rênes
Elle ne t’as pas happée, mais tu l’as rendue reine
Au fil de tes soirées chaque fois plus intense
Tu lui as réservé la plus longue des danses
Tes gestes maladroits ont bien vite pris l’aisance
Désormais tu es roi, elle t’invite à la transe…

Les deux pieds enchaînés
Tu crois prendre l’envol
Avec des rêves poudrés
On ne quitte pas le sol.


Et moi sur mon portique Fragile et impuissante
Je regarde mutique Les vagues rugissantes
Balancée dans le vide Aux rythmes indolents
D’une balancelle livide Qui s’oublie dans le temps
Avec les pieds encrés Dans des sols mouvants
Je ne peux que mirer les flots te ballotant
Je connais tant ta fuite, j’aurais pu la faire mienne
Une évasion sans suite, érosion quotidienne
S’échapper s’envoler pour s’oublier un temps
Juste pour imager un monde moins violent

Si je n’ai plus les mots pour exhorter mes doutes
Il me reste mon pinceau pour dessiner une route
Elle ne sera pas ligne, pas plus que sans issu
Elle sera juste un signe, une nouvelle rue…
Alors avec ma plume je te dessine l’envie
Je gomme ton enclume et te peint juste la vie.


S.PM